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09/09/2015

#Innovation : La digitalisation des entreprises, où en est-on ?

digitalisation entreprise - copie

La révolution digitale est en marche et nous la vivons tout plus ou moins activement, plus ou moins volontairement. L’interdépendance du monde est désormais bien réelle, entretenue par les fameux objets dits « connectés » qui sont les relais de toutes les nouvelles façons de communiquer, de créer et de s’organiser au XXIe siècle.


Pour tout un chacun, prendre le train de la technologie en marche ne présente pas de réelles difficultés. En effet, les nouveaux outils fonctionnent tous selon des modèles semblables dont les codes s’acquièrent par la pratique. L’offre étant en quelque sorte « à la carte », les individus consomment généralement les produits Tech avec beaucoup de plaisir et en font l’apprentissage naturellement. Pour les entreprises en revanche, c’est une toute autre histoire ! La transition 2.0 est réel un défi, un challenge de plus en plus incontournable.

Afin de mieux comprendre ces problématiques, Google a récemment conduit une étude sur l’appétence des entreprise pour le travail collaboratif (un thème qui fait  écho aux outils Google Apps for Work, très en vue en ce moment). Par extension, on comprend que c’est bien la « digitalisation » des entreprises dont il est question, le scope est donc plus vaste qu’il n’y paraît.

Tout d’abord, Google a décidé de classer les entreprises dans 4 grandes catégories selon la façon dont elles se positionnent face au grand bouleversement technologique. Comme expliqué ci-dessous, on constate de réelles différences d’adaptation et même d’intégration par rapport au défi que représente la digitalisation : des vrais convaincus aux plus frileux.

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Pour nuancer ces quatre grandes catégories de culture d’entreprise et de management proposées par Google  – les pionniers, les croyants, les agnostiques et les traditionalistes – on peut également jeter un œil à la typologie de l’observatoire des RH et de l’e-transformation. En plus de proposer une grille de lecture chiffrée (55% des entreprises seraient « réservées », 31% « engagées » et 10% « résistantes »), l’observatoire explique judicieusement qu’une partie d’entre elles adoptent une posture « paradoxale » face à la digitalisation. Autrement dit, elles prennent conscience du potentiel des innovations disponibles à l’instant t mais continuent à s’en méfier, notamment pour tout ce qui touche à la gestion du capital humain.

Globalement, on constate que les réactions « positives » au changement technologique deviennent la norme (ce qui est dû au fait que l’innovation est un processus qui finit par être intériorisé). Néanmoins, certains freins persistent chez les générations plus anciennes encore actives sur le marché du travail. Aux pesanteurs historiques sous-tendues par les modèles d’organisation traditionnels – l’administration est un modèle du genre – s’ajoute la peur qu’à l’humain d’être relégué au second plan dans la gestion des process, la prise de décision et le management. Pourtant, l’avenir est à l’automatisation des tâches, pour la gestion des RH notamment (nous l’évoquions récemment dans un article consacré à Clustree).

Mais revenons en au fait : quelles sont les raisons qui poussent les entreprises à innover et à se transformer ? D’après l’étude menée par Google, les process qui gagneraient le plus à utiliser des outils collaboratifs sont la planification, la prise de décision, la gestion de projet et enfin la résolution de problèmes. Le développement des ventes n’arrive qu’ensuite, signe que les outils collaboratifs sont plus pertinents pour l’organisation, la productivité et la gestion de projet !

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Et franchement, on est entièrement d’accord avec ça ! Nous chez AZERTY Jobs, on fait évidemment partie de la catégorie « pionniers » et on utilise donc de nombreux logiciels Saas dans notre activité de tous les jours. Pour ne citer qu’eux, on en passe par Slack pour communiquer, par Asana pour gérer la répartition des tâches et par DropBox pour le partage de fichiers. Bien utilisés, de tels dispositifs permettent de gagner en réactivité d’une part et en productivité de l’autre, de véritables mots d’ordre dans l’univers startup !

Mais encore une fois, tout dépend de l’environnement de l’entreprise et de son niveau de maturité. Ainsi, au regard de la typologie Google évoqué plus haut, les startups sont généralement « pionnières » et les grands groupes plutôt « traditionalistes ». Et si certains pointent du doigt – à juste titre – les limites potentielles des outils de travail collaboratif, nombreux sont aussi ceux qui évoquent un manque de moyen pour opérer cette grande transformation technologique. Enfin, la dernière problématique induite par la digitalisation des entreprises est celle de savoir QUI doit conduire le changement. La question est cruciale, et d’après les personnes interrogées c’est au service IT de l’initier, mais aussi au marketing et à la production (à ce titre, le service RH n’arrive qu’en avant dernière position).

Bref, la révolution est en marche, alors accrochez-vous !

Crédit : Shutterstock

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