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01/09/2015

#RH : Le bien-être fait partie de l’ADN startup !

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En terme de bien-être, le job en startup est devenu au fil du temps une véritable échelle de référence, un « idéal-type » à la Weber : on imagine tous l’employé moyen de Google travaillant dans un hamac en sirotant son café Starbuck. Or même si cette vision est loin de refléter la réalité du terrain – et quand bien même Google n’est plus vraiment une startup – ce sont des clichés qui sont imprégnés dans l’imaginaire collectif et qui, bien qu’inconsciemment, continuer à faire rêver.


Une petite re-contextualisation s’impose : il y a vingt ans de ça, d’innombrables « jeunes pousses » commencent à germer un peu partout grâce à la démocratisation du World Wild Web. On réalise au passage que de nouvelles méthodes de management s’imposent pour coller aux besoins – créativité, flexibilité, réactivité – de cette « nouvelle économie » qui se développe en marge des conventions de la grande entreprise et du salariat de masse.

Aussi, le timing est parfait pour changer les codes et les startups commencent à offrir à leurs collaborateurs des conditions de travail complètement en rupture avec les usages ! Assez paradoxalement pour l’époque, elles font du bien-être au travail leur cheval de bataille dans un impératif de compétitivité. Un objectif qui entre progressivement dans l’ADN de ces entreprises qui sont et se veulent à échelle humaine.

Aujourd’hui, certaines d’entre elles sont devenues très puissantes, parfois valorisées à plusieurs milliards de dollars (les fameuses « licornes », le Wall Street Journal en dénombre 113 à l’heure actuelle). Pour autant, l’attraction qu’elles génèrent n’est pas étrangère aux conditions de travail qu’elles continuent d’offrir. Entre autres exemples, la société Dropbox organise des tournois de ping-pong dans ses locaux, Air BnB propose de venir travailler avec son animal de compagnie et Google dispose de son propre réseau de navettes à destination du personnel, pas mal !

D’une manière générale, un employé démotivé à un impact très négatif sur les résultats du groupe. Selon une infographie réalisée par Citrix en 2011, on sait par exemple que 72% des travailleurs américains ne sont pas engagés au travail, une passivité qui pousse 1 employé sur 4 à prévoir de quitter son job l’année suivante. Résultats : des taux d’absentéisme qui explosent, une productivité qui en pâti et un turnover atteignant des niveaux records… et c’est sans compter les futurs recrutements à programmer ! On est donc toujours gagnant à se préoccuper du bien-être de ses collaborateurs.

Attention cependant, il ne suffit pas d’installer un baby-foot dans ses locaux et de distribuer de la nourriture gratuite pour devenir une fabrique à « happy workers » ! Les velléités du travailleur 2.0 se situent sur un tout autre terrain. Comme l’expliquait si bien le psychologue Abraham Maslow dans les années 1970  – avec sa fameuse pyramide éponyme – des objectifs tels que l’accomplissement de soi, la reconnaissance ou encore le sentiment d’appartenance à une communauté priment dans la hiérarchisation de nos besoins.

Effectivement, dans les sociétés industrialisées et développées comme la nôtre, les besoins primaires passent au second plan de nos motivations. Raison pour laquelle le niveau de salaire n’est pas toujours la priorité dans les arbitrages qu’on effectue sur le marché du travail. Combien de membres de la communauté AZERTY nous ont ainsi avoué avoir fait l’impasse sur une première expérience en conseil ou en finance pour se lancer dans un projet startup ? Ils sont nombreux, croyez-nous.

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Comme l’expliquent les études portant sur l’anthropologie du travail, la définition même du bien-être « professionnel » est sujette à l’évolution des conditions de travail qui elles-mêmes dépendent des revendications sociales. Or justement, les startups ont toujours su maintenir la barre haute en la matière ! Horaires aménagées, responsabilité et autonomie au quotidien, une hiérarchie horizontale en mode projet, la possibilité de télé-travailler plusieurs jours par semaine, voilà ce qui fait saliver les jeunes diplômés qui baignent dans cette culture de la flexibilité qui est la nôtre.

Enfin, le bien-être au travail est aussi le fruit d’une culture d’entreprise bien choisie, encore un domaine dans lequel les startup sont très bien positionnées. C’était d’ailleurs le thème d’une conférence organisée récemment par 50Partners intitulée : « Culture d’entreprise et startup : don’t panic! ». Devant une nuée de startupers tout ouïe, Laure Wagner de Blablacar, Xavier Zeitoun de 1001menus, Nicolas Ferrary d’Airbnb et Carl Azoury de Zenika, ont échangé à propos de leur vision de la culture d’entreprise. À l’aune de leurs histoires respectives, on comprend qu’il s’agit désormais d’un incontournable, l’employé devant s’accorder avec l’esprit et les valeurs de l’entreprise pour s’y sentir à l’aise (et donc aussi, a priori, pour être recruté par celle-ci).  Faire corps avec le groupe, partager des valeurs communes et s’accorder sur la gestion du capital humain, c’est aussi ça le bien-être 2.0 !

On vous pose la question : Quelles sociétés offrent aujourd’hui en France le meilleur environnement de travail et pourquoi ?

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